Paroles de gestionnnaire : Martine Laborde

 

Martine Laborde, agricultrice à Cazeneuve dans l’Armagnac, élève avec l’aide ponctuelle de son compagnon, un troupeau de vaches allaitantes pour la production de veaux sous la mère. Après un début de carrière dans l’aménagement du territoire elle s’est reconvertie.

« Cela fait déjà douze ans cette histoire, la ferme appartenait à mon grand-père et c’est mon oncle qui l’avait reprise. Quand je me suis installée en 2004 il y avait du potentiel et tout à reconsidérer. De plus, une bonne opportunité, permise par le voisin qui me proposait la mise à disposition de terres proches de la rivière enclines à l’élevage, a accéléré les choses. Rapidement, nous sommes passés de 4 à 20 mères. Cela a été un moment intense.

                                                                                                                                                                                                                                 

La rencontre avec l’ADASEA s’est faite en 2013. Un beau jour, dans le cadre de la télé déclaration annuelle pour la Politique Agricole Commune à la DDT, une fille géniale m’a parlé des Mesures Agro-Environnementales (MAE) proposées par l’association. Je suis donc allée à l’ADASEA et j’ai rencontré Capucine.  Là, miracle ! Une entrevue mais alors fantastique ! Elle m’a fait connaitre ce dispositif avec certes les obligations et les avantages de l’engagement mais, pour le mettre en place avec le plus de rigueur, elle est venue sur le terrain et ça : il n’y a pas mieux !
En effet, la configuration de la propriété le long du ruisseau de la commune était parfaite pour les mesures MAE. Nous avons aussi  contractualisé pour  une mare d’abreuvement dans une prairie que l’on a curée l’année dernière.
La mesure pour les prairies ne représente en rien une contrainte, c’est tellement naturel. Le retard de fauche au 15 juin est bien adaptée à ce type de parcelle. Les autres mesures destinées aux prairies pacagées évitent logiquement de pâturer quand c'est détrempé. Avoir ce genre de prairies engendre de la douceur, elles sont super belles car fleuries, on s’y sent bien, ce sont des prairies « zen ». Tout est arboré, il y a même un sous-bois.
Le travail de l’association avec les gestionnaires agriculteurs  permet une mise en considération valorisante de ces milieux. Plus largement, cela permet d’en parler et de valoriser le Pays d’Armagnac et de le faire connaître dans le respect de la nature. L’ADASEA appuie pour ça.
On est allé ensuite encore plus loin puisque Capucine m’a "embarqué" dans le concours agricole des prairies fleuries en 2015. Cela m’a permis de redécouvrir des choses que je ne voyais plus moi-même, au niveau des plantes notamment. Quand on commence à redonner de la passion à la nature par ce biais technique c’est formidable. On regarde s’il y a telle ou telle plante, s’il y a un équilibre qui se fait ; chose qui avant me dépassait ou dont je ne tenais plus compte. Mais c’est hyper important, s'il y a toutes ces plantes, hop, on est sur de l’équilibre sinon il faut se questionner sur ses pratiques. Nos animaux profitent donc automatiquement des effets positifs et structurants de la nourriture pour leur bien-être en soi.

Il s’avère que j’ai également travaillé avec l’ADASEA dans le cadre du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal de part ma fonction de Maire. C’était encore une autre dimension et une approche objective d’un état des lieux.

Lors  des fêtes locales Cazeneuvoises on sollicite l’ADASEA pour animer la randonnée dans le cadre des « Journées Natures ». Capucine est toujours au rendez-vous !
Elle travaille sur les mares, leurs habitats, les plantes etc …et les marcheurs sont toujours aussi ravis d’être aussi bien guidés et de s’émerveiller avec un passage dans les prairies fleuries.

L’ADASEA est un organisme que je reconnais pleinement dans ses actions et auquel je suis moi-même sensible. Automatiquement je me suis dit que si je pouvais contribuer en quoi que ce soit, pourquoi pas m’y impliquer puisque je suis dans cette démarche aussi. Et, lorsqu’on se sent aussi impliqué, il faut savoir donner de son temps pour être, ne serait-ce qu’à l’image d’un grain de blé mais participer à l’avenir de son « pain » ; autant qu’il soit doré et à point pour mieux le partager… Aussi, il m’est très agréable d’y collaborer. Contribuer à protéger, à valoriser le devenir de notre agriculture dans le pays d’Armagnac, ce n’est pas négligeable. C’est un organisme intelligent, sans prétention mais profond. Des gens d’une compétence irréprochable. Dès qu’il y a une question il y a une réponse.

 L’ADASEA fait un boulot vraiment minutieux. Parce qu’elle connaît non seulement les gens mais aussi tout le terrain. A partir de cette rencontre, je me suis sentie très très proche de la structure. Cette approche nature et biodiversité me correspondait. Dans le respect de la nature et des gens, chacun à sa place et de bonne la manière. Elle réalise un travail au plus près des attentes des agriculteurs. Le problème, c’est que les politiques en haut ne comprennent pas toujours tout ça. L’ADASEA devrait être reconnue de manière beaucoup plus  active que ce qu’elle est ne serait-ce qu’au travers des politiques agricoles.

 

 

 

 

 

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